Quand consulter un ostéopathe avant un marathon ou un trail ?

À retenir :

L’ostéopathie n’augmente pas directement la performance, mais elle peut améliorer la mobilité, accompagner la récupération ressentie et participer à la prise en charge de certaines douleurs du coureur (4,5,6,7,10,11). Le bon moment pour consulter se situe en amont de la préparation ou dès l’apparition d’une gêne, jamais la veille de la course. Intégrée à un entraînement bien construit et à un suivi médical, elle s’inscrit dans une approche globale au service de vos objectifs.

Vous préparez un marathon ou un trail et souhaitez aborder votre préparation sereinement ? Prenez rendez-vous avec votre ostéopathe à Bordeaux-Bègles pour évaluer votre mobilité et accompagner votre récupération.

À l’approche d’une course, préparer son corps est aussi important que préparer ses jambes. Mais à quel moment un ostéopathe a-t-il vraiment sa place dans votre préparation ?

Préparation aux courses d'endurance

Physiothérapeute examinant dos patiente en cabinet bien-être

Marathon, trail, semi… ces épreuves d’endurance sollicitent intensément l’appareil locomoteur. Les blessures liées à la course à pied sont fréquentes : selon les données disponibles, leur incidence varie de façon importante selon les populations et les définitions. Une part majoritaire des coureurs rapporte au moins une blessure sur une saison (1,2,3).

Dans ce contexte, de nombreux coureurs de la région se demandent si consulter un ostéopathe à Bordeaux-Bègles peut les aider à mieux préparer et récupérer de leur course.

Soyons clairs d’emblée : la littérature scientifique ne montre pas que l’ostéopathie augmente directement la performance chronométrique.

En revanche, plusieurs travaux suggèrent un intérêt sur des dimensions concrètes :

  • Mobilité articulaire
  • Souplesse
  • Confort de récupération
  • Prise en charge de certaines douleurs du coureur (4,5,6,7)

C’est dans ce cadre réaliste que s’inscrit cet article.

Pourquoi les coureurs d’endurance se blessent-ils autant ?

La course à pied est un geste répété des milliers de fois par sortie. Les blessures du coureur résultent le plus souvent d’une accumulation de contraintes mécaniques sans récupération tissulaire suffisante (1,2). Les revues systématiques rapportent qu’une majorité des atteintes se situent au niveau du membre inférieur, en particulier au genou, à la jambe et au pied (2,3).

Parmi les facteurs de risque identifiés dans la littérature figurent notamment un antécédent de blessure, une préparation spécifique à un marathon et certaines erreurs de charge d’entraînement (8,9). Plusieurs de ces facteurs sont modifiables : c’est précisément là qu’une prise en charge globale, incluant l’ostéopathie, peut trouver sa place aux côtés de l’entraînement.

Que peut réellement apporter l’ostéopathie au coureur ?

Il est important de distinguer ce que les études soutiennent de ce qui relève de la croyance. Voici les bénéfices les mieux documentés.

Améliorer la mobilité articulaire

Une amplitude de mouvement suffisante, notamment en dorsiflexion de cheville, participe à une bonne mécanique de course et à une meilleure répartition des charges. Une amplitude réduite est d’ailleurs considérée comme un facteur de risque de blessure du membre inférieur (10). Des essais cliniques randomisés montrent que des techniques de thérapie manuelle peuvent améliorer, au moins à court terme, cette amplitude de cheville (10,11).

Ce point est particulièrement sensible chez les coureurs ayant un passé d’entorses de cheville à répétition, chez qui la mobilité et le contrôle de l’appui restent durablement altérés [Insérer ici le lien vers l’article entorse de cheville].

Favoriser la récupération ressentie

Sur la récupération, les données invitent à la nuance. Un essai contrôlé randomisé mené après un ultramarathon (course de 161 km) a montré qu’une séance de thérapie manuelle réduisait immédiatement les sensations de douleur et de fatigue musculaire, sans bénéfice fonctionnel prolongé démontré au-delà de quelques jours (5,6).

Séance de thérapie manuelle pour récupération musculaire sportive

De même, une revue systématique et méta-analyse conclut que le massage sportif n’améliore pas la force ni l’endurance, mais procure de petites améliorations de la souplesse et des courbatures (douleurs musculaires d’apparition retardée) (4).

Accompagner certaines douleurs du coureur

Pour des problématiques spécifiques, la thérapie manuelle a fait l’objet d’essais dédiés. Un essai contrôlé randomisé portant sur 82 coureurs souffrant du syndrome fémoro-patellaire (douleur antérieure du genou) a comparé un traitement manuel ostéopathique à un programme d’exercices : les deux approches ont amélioré la douleur et la fonction (7). L’ostéopathie s’envisage donc comme un complément, et non comme un substitut au renforcement et à l’adaptation de l’entraînement.

Quand consulter, concrètement, autour d’une course ?

En amont de la préparation

Le meilleur moment pour une première consultation se situe plusieurs semaines avant la course, idéalement en début ou en cours de préparation. Cela laisse le temps d’évaluer d’éventuelles restrictions de mobilité, de traiter des tensions installées et d’observer la réponse du corps sans perturber les séances clés. Consulter la veille d’un marathon, en revanche, n’est pas recommandé : une séance inhabituelle juste avant l’effort peut modifier des sensations bien rodées.

En cas de douleur ou de gêne persistante

Une douleur qui s’installe, une gêne récurrente au même endroit ou une sensation de blocage méritent une évaluation sans attendre la course. L’objectif est d’identifier l’origine du problème et de savoir s’il faut adapter la charge, orienter vers un autre professionnel, ou temporiser.

Après la course, pour récupérer

Après l’effort, une consultation peut accompagner la récupération et le retour progressif à l’entraînement. Les bénéfices documentés portent surtout sur le confort ressenti et la mobilité ; il ne faut pas en attendre un raccourci miracle de la récupération physiologique, qui demande avant tout du sommeil, une bonne nutrition et une reprise graduée (4,5,6).

Quand consulter un ostéopathe à Bordeaux-Bègles pour votre course ?

  • En début - de préparation, pour faire un point mobilité.
  • Dès qu’une - douleur ou une gêne s’installe et persiste.
  • Après une - augmentation rapide du volume ou de l’intensité.
  • En phase - de récupération post-course.
  • Pas la - veille de l’épreuve : privilégiez plusieurs semaines avant.

Quels signes doivent orienter vers un médecin ?

L’ostéopathie ne remplace jamais un avis médical. Certaines situations imposent une consultation médicale prioritaire :

  • Douleur intense - brutale, ou empêchant l’appui ;
  • Gonflement important - rougeur ou chaleur d’une articulation ;
  • Douleur osseuse - localisée et persistante (suspicion de fracture de fatigue) ;
  • Symptômes généraux - (fièvre, malaise, douleur thoracique à l’effort).

Sources scientifiques

  1. van Gent RN, Siem D, van Middelkoop M, van Os AG, Bierma-Zeinstra SMA, Koes BW. Incidence and determinants of lower extremity running injuries in long distance runners: a systematic review. Br J Sports Med. 2007;41(8):469-480. PMID: 17473005. doi:10.1136/bjsm.2006.033548.
  2. Kakouris N, Yener N, Fong DTP. A systematic review of running-related musculoskeletal injuries in runners. J Sport Health Sci. 2021;10(5):513-522. PMID: 33862272. doi:10.1016/j.jshs.2021.04.001.
  3. Francis P, Whatman C, Sheerin K, Hume P, Johnson MI. The Proportion of Lower Limb Running Injuries by Gender, Anatomical Location and Specific Pathology: A Systematic Review. J Sports Sci Med. 2019;18(1):21-31. PMID: 30787648.
  4. Davis HL, Alabed S, Chico TJA. Effect of sports massage on performance and recovery: a systematic review and meta-analysis. BMJ Open Sport Exerc Med. 2020;6(1):e000614. PMID: 32426160. doi:10.1136/bmjsem-2019-000614.
  5. Hoffman MD, Badowski N, Chin J, Stuempfle KJ. A Randomized Controlled Trial of Massage and Pneumatic Compression for Ultramarathon Recovery. J Orthop Sports Phys Ther. 2016;46(5):320-326. PMID: 27011305. doi:10.2519/jospt.2016.6455.
  6. Heapy AM, Hoffman MD, Verhagen H, Thompson SW, Dhamija P, Sandford FJ, Cooper MC. A randomized controlled trial of manual therapy and pneumatic compression for recovery from prolonged running - an extended study. Res Sports Med. 2018;26(3):354-364. PMID: 29513036. doi:10.1080/15438627.2018.1447469.
  7. Zago J, Amatuzzi F, Rondinel T, Matheus JP. Osteopathic Manipulative Treatment Versus Exercise Program in Runners With Patellofemoral Pain Syndrome: A Randomized Controlled Trial. J Sport Rehabil. 2020;30(4):609-618. PMID: 33333491. doi:10.1123/jsr.2020-0108.
  8. van der Worp MP, ten Haaf DSM, van Cingel R, de Wijer A, Nijhuis-van der Sanden MWG, Staal JB. Injuries in runners; a systematic review on risk factors and sex differences. PLoS One. 2015;10(2):e0114937. PMID: 25706955. doi:10.1371/journal.pone.0114937.
  9. Burke A, Dillon S, O'Connor S, Whyte EF, Gore S, Moran KA. Aetiological Factors of Running-Related Injuries: A 12 Month Prospective 'Running Injury Surveillance Centre' (RISC) Study. Sports Med Open. 2023;9(1):46. PMID: 37310517. doi:10.1186/s40798-023-00589-1.
  10. Vallandingham RA, Gaven SL, Powden CJ. Changes in Dorsiflexion and Dynamic Postural Control After Mobilizations in Individuals With Chronic Ankle Instability: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Athl Train. 2019;54(4):403-417. PMID: 30870009. doi:10.4085/1062-6050-380-17.
  11. Shi X, Han J, Witchalls J, Waddington G, Adams R. Does treatment duration of manual therapy influence functional outcomes for individuals with chronic ankle instability: a systematic review with meta-analysis? Musculoskelet Sci Pract. 2019;40:87-95. PMID: 30753998. doi:10.1016/j.msksp.2019.01.015.

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